Zones mortes Wi-Fi : ce qui fonctionne vraiment
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Pourquoi le Wi-Fi meurt au fond du logement, ce que valent les répéteurs, et comment couvrir un appartement montréalais en enfilade ou un duplex sur trois étages.
Il y a toujours une pièce. La chambre du fond, le sous-sol, le balcon arrière : l’endroit où les vidéos se mettent à saccader et où les appels vidéo gèlent. Avant d’acheter quoi que ce soit, ça vaut la peine de comprendre pourquoi.
Pourquoi le signal meurt
Le Wi-Fi est une onde radio de faible puissance. Elle traverse mal deux choses : le métal et l’eau. Or les logements montréalais sont pleins des deux — treillis métallique sous le plâtre des maisons anciennes, conduits de ventilation, tuyauterie, réfrigérateurs, murs de brique, planchers de béton dans les condos.
Les appartements en enfilade sont un cas classique : longs et étroits, avec le routeur installé à une extrémité parce que c’est là qu’entre le câble du fournisseur. Le signal doit alors franchir quatre ou cinq cloisons dans l’axe le plus défavorable.
Deuxième facteur : la fréquence. Votre routeur émet sur deux bandes. Celle de 5 GHz est rapide mais s’arrête net devant les murs. Celle de 2,4 GHz porte beaucoup plus loin mais est plus lente, et elle est encombrée — les micro-ondes, les téléphones sans fil et les réseaux des voisins s’y bousculent. Dans un immeuble montréalais, il n’est pas rare de voir vingt réseaux depuis son salon.
Ce qu’il faut essayer en premier, gratuitement
Déplacez le routeur. C’est la mesure la plus efficace et elle ne coûte rien. Un routeur devrait être en hauteur, à découvert, le plus près possible du centre du logement. Dans une armoire, derrière la télé ou par terre dans un coin, il perd une grande partie de sa portée. Si le câble du fournisseur est trop court, un câble coaxial ou Ethernet de rallonge coûte une vingtaine de dollars et peut tout changer.
Redémarrez-le, mais correctement. Débranchez le routeur et le modem, attendez trente secondes, rebranchez d’abord le modem, attendez qu’il se stabilise, puis le routeur.
Vérifiez son âge. Un routeur fourni par le fournisseur Internet il y a huit ans ne fait pas le même travail qu’un modèle récent. Le matériel Wi-Fi vieillit, et les normes ont beaucoup progressé.
Testez au bon endroit. Faites un test de vitesse à côté du routeur, puis dans la pièce problématique. Si la vitesse est excellente près du routeur et misérable au fond, c’est bien un problème de couverture — et non un problème d’abonnement. Inutile de payer pour un forfait plus rapide : ça n’y changera rien.
Les répéteurs : pourquoi ils déçoivent souvent
Le répéteur — cette petite boîte qu’on branche dans une prise à mi-chemin — capte le signal et le rediffuse. Sur le papier, c’est parfait. En pratique, il y a deux problèmes.
D’abord, il coupe le débit à peu près de moitié, puisqu’il doit recevoir et réémettre en alternance sur la même radio. Ensuite, il crée souvent un deuxième réseau portant un nom différent, et votre téléphone reste obstinément accroché au réseau principal, avec une seule barre de signal, au lieu de basculer.
Un répéteur peut dépanner pour couvrir un petit angle mort près de la limite du signal. Il n’est pas une solution pour un étage complet.
Ce qui fonctionne vraiment
Le réseau maillé (mesh). Deux ou trois boîtiers, un seul nom de réseau, un seul mot de passe. Vos appareils passent de l’un à l’autre sans que vous vous en rendiez compte, comme un téléphone cellulaire change de tour. C’est la solution qui convient à la grande majorité des logements de plus d’un étage ou de plus d’une centaine de mètres carrés. Le placement compte : le deuxième boîtier doit être là où le signal du premier est encore correct, pas là où il est déjà mort.
Le câble Ethernet. Peu séduisant, imbattable. Si vous pouvez faire passer un câble jusqu’au bureau, au sous-sol ou à la télé du salon, faites-le : la connexion sera plus rapide, plus stable, et elle libérera de la place sur le Wi-Fi pour les appareils qui n’ont pas le choix. Un câble plat se glisse sous une plinthe ou un tapis.
Le courant porteur (CPL). Deux adaptateurs qui font voyager le réseau dans le câblage électrique. Utile quand tirer un câble est impossible — dans un triplex, par exemple. Le résultat dépend entièrement de l’état du filage : excellent dans certains logements, décevant dans d’autres. Achetez chez un marchand qui reprend les retours.
Deux réglages qui aident, quel que soit le matériel
Donnez à votre réseau un nom clair et unique, et évitez de garder celui d’origine imprimé sur l’étiquette du routeur. Utilisez le chiffrement WPA3 s’il est offert, sinon WPA2 — jamais WEP, qui n’offre plus aucune protection réelle.
Et créez un réseau invité. Vos visiteurs y accèdent sans avoir votre mot de passe principal, et c’est aussi le bon endroit pour placer les objets connectés — thermostat, sonnette, ampoules — afin qu’ils ne cohabitent pas avec vos ordinateurs.
Quand appeler quelqu’un
Si vous avez déplacé le routeur, testé les vitesses et que le fond du logement reste inutilisable, un diagnostic sur place permet de mesurer le signal pièce par pièce et de dire exactement combien de boîtiers il faut et où les placer. Chez QC Tech Support, c’est 100 $/h, à Montréal et dans les environs, plus 75 $ de déplacement.
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